La Tunisie, comme la plupart des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, éprouve beaucoup de mal à lutter contre le chômage en raison d'un taux de croissance relativement pas.
Le Directeur de la région d'Afrique, du Moyen-Orient et de l'Asie centrale au Fonds monétaire international (FMI), Jihad Azoor a déclaré, au micro de radio Express FM, que la Tunisie a confirmé son engagement concernant la réalisation des réformes économiques et ce, en dépit de la conjoncture difficile que le pays connait.
La demande soutenue dans les pays avancés et l'amélioration de la situation dans la plupart des grandes économies émergentes ont contribué à l’accélération de la croissance économique mondiale, selon le dernier rapport du FMI sur ses nouvelles perspectives économiques mondiales d'automne. Cependant, le FMI s'interroge sur le caractère durable de cette accélération et appelle ainsi les Etats à profiter de cette conjoncture favorable pour mettre en œuvre les réformes nécessaires à sa consolidation.
L’ancien ministre des Finances, Hakim Ben Hamouda a indiqué, sur les ondes de radio Express FM, qu’il est essentiel de promouvoir l’investissement afin de relancer, par ricochet, la croissance économique soulignant que le taux de croissance de 2% réalisé actuellement peut-être augmenté si le travail reprenait sérieusement. Hakim Ben Hamouda a mis l’accent sur l’absence de grands investissements en Tunisie, appelant à mettre en place un programme ambitieux afin de promouvoir les grands projets à travers les partenariats public-privé.
Le Conseiller économique du chef du gouvernement, Taoufik Rajhi a indiqué sur les ondes de radio Express FM, que la visite effectuée par la délégation du FMI en Tunisie depuis hier, concerne le suivi quant à l’avancement du programme de réformes. Il a souligné à ce titre qu’il a été ajouté 5 réformes en plus des 17 existantes tandis que d’autres ont été révisées.
Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Chedly Ayari, a déclaré aujourd'hui mardi 16 mai 2017, qu'il tenait plus à préserver les réserves de devises du pays qu'à s'acharner à défendre la valeur du dinar. Il a ajouté qu'un matelas de devises était nécessaire pour backer la masse monétaire en circulation dans le pays. Il a rappelé la grave crise de la balance des paiements (mal) vécue par la Tunisie en 1986, quand les réserves en devises avaient fondu jusqu'à atteindre le seuil alarmant de moins de 5 jours d'importations.
En réponse à une question de Tustex et de Radio Express FM, le directeur du département Moyen Orient, Afrique du Nord et Asie Centrale au sein du FMI, Jihad Azour, a nié vendredi à Washington l'existence d'une quelconque demande du Fonds pour que la Tunisie laisse flotter librement le dinar. Il a ajouté que son institution a juste recommandé à la Tunisie une plus grande flexibilité de sa monnaie nationale pour faire face aux déficits budgétaire et de la balance des paiements.
La ministre des Finances, Lamia Zribi est revenue sur la visite de la délégation du Fond Monétaire International en Tunisie qui a pris fin lundi 17 avril, estimant que la position du FMI à l’issue de cette visite est positive, le Fonds a d’ailleurs décidé de débloquer la deuxième tranche du prêt de la valeur de 319 millions de dinars.
A propos des réformes demandées par le FMI, Lamia Zribi a rappelé qu’il s’agissait de trouver des solutions face au déficit que connaissent les institutions publiques ainsi que l’amélioration du rendement des trois banques publiques.
A l'occasion du démarrage des réunions du printemps du FMI et de la Banque mondiale, le conseiller économique et directeur du département de recherches du Fonds, Maurice Obstefeld, a confirmé mardi 18 avril 2017 à Washington la reprise de l'économie mondiale depuis le milieu de l'année 2016 et a réaffirmé les prévisions d'une croissance internationale solide de 3,5% en 2017 contre 3,1% en 2016 et une prévision de 3,6% en 2018.
Le chef du gouvernement, Youssef Chahed se rendra prochainement à Washington dans le cadre d’une rencontre officielle avec de hauts fonctionnaires de l’administration centrale américaine ainsi que du FMI, a déclaré Ridha Saidi, conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics. En effet, ce dernier a souligné que les négociations avec le Fonds Monétaire international se poursuivent actuellement et seront étayées par la visite en question.
L'équipe du FMI qui était en mission du 7 au 18 avril 2017 à Tunis, a donné son accord pour le déblocage de la deuxième tranche du crédit accordé en 2016 à la Tunisie. Le dernier mot devrait revenir au conseil d'administration du Fonds qui devrait entériner définitivement le déblocage de cette tranche.
Le gouverneur de la Banque centrale (BCT), Chedly Ayari et les ministres des finances, Lamia Zribi, et du développement et de la coopération internationale, Fadhel Abdelkéfi, prendront part aux réunions du printemps du FMI et de la Banque mondiale.
Les Spring meetings auront lieu du 18 au 22 avril 2017 à Washington, fief des deux institutions de Bretton Woods.
La ministre des Finances, Lamia Zribi a annoncé que le gouvernement de Youssef Chahed est en train d'étudier la vente de ses parts dans trois banques publiques à des partenaires stratégiques courant 2017.
En plus de la cession des parts de l'Etat dans la STB, la BNA et la BH, Lamia Zribi a affirmé que l’Etat comptait également vendre ses ''petites'' participations dans 7 autres banques de la place.
La ministre de la Coopération internationale de l’Egypte, Sahar Nasr a indiqué que le gouvernement égyptien s’attribue un délai de 3 ans afin de relancer son économie avec l’appui de l’étranger et en appliquant un ambitieux programme de réformes économiques. Selon les dires du ministre, l’objectif visé par l’Etat égyptien est la mise en place des dispositifs pour le retour des investissements, le redémarrage de la production industrielle et par ricochet la relance de l’emploi.