
À l’approche de la préparation de la prochaine loi de finances au titre de l’exercice 2027, le député Dhafer Sghiri appelle à revoir en profondeur la manière dont le budget de l’État est conçu. En effet, intervenant, ce lundi 14 septembre 2026, sur les ondes de radio Express FM, il a estimé qu’il fallait « sortir de cette idée que la loi de finances est une loi de comptabilité ».
Selon lui, le budget doit devenir un véritable outil de politique économique, capable de soutenir l’investissement, la croissance et la création de richesse. Le député a notamment déploré l’absence de réponses suffisantes aux difficultés structurelles du pays. « In fine, nous n’avons trouvé de solutions ni pour le chômage, ni pour le développement, ni pour la croissance économique », a-t-il déclaré.
Cette réflexion intervient alors que la croissance reste inférieure aux prévisions. La Loi de finances 2026 tablait sur une progression de 3,2 %, contre 2,6 % enregistrés au premier trimestre 2026. Dhafer Sghiri souhaite également que les économistes, entrepreneurs, experts et citoyens participent davantage à l’élaboration du budget. Il appelle à un débat ouvert sur les priorités de l’État et l’utilisation des ressources publiques.
Considérant 2027 comme une année décisive, Dhafer Sghiri avertit : « Si nous ne parvenons pas cette année à élaborer une loi de finances capable de créer de la richesse, je ne vois pas comment nous allons parvenir à 2028. » Pour le député, la priorité est désormais de simplifier les procédures, encourager l’investissement et libérer les initiatives économiques afin de permettre à la Tunisie de sortir d’une logique de gestion des contraintes et de renouer avec une croissance durable.
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