Crédit sur l'honneur : 120 millions de dinars mobilisés par 19 banques tunisiennes selon M. Nekhili

Le professeur de droit bancaire Mohamed Nekhili a confirmé, jeudi 1er octobre 2026, que certaines plateformes numériques dédiées au prêt sur l'honneur ont connu une forte pression et des perturbations temporaires, la multiplicité des plateformes ayant toutefois permis d'absorber l'afflux de demandes.

En effet, intervenant dans l'émission « Midi Express », Mohamed Nekhili a précisé que 19 banques participent à ce dispositif, pour un total de 120 millions de dinars de lignes de financement, un montant variable selon les bénéfices nets de chaque établissement en 2025. Ce prêt ne nécessite aucune garantie, ni hypothèque, ni caution, ni assurance-vie, et n'est soumis à aucun intérêt ni commission bancaire.

Pour en bénéficier, le demandeur doit être client de la banque et y domicilier son salaire depuis au moins trois mois. Les professionnels libéraux et les PME doivent quant à eux justifier d'une relation bancaire active liée à leur activité. Et de poursuivre dans l’explication, Mohamed Nekhili a indiqué qu’un client ne peut cumuler deux prêts d'honneur simultanément, mais peut combiner ce dispositif avec un prêt ordinaire si sa capacité de remboursement le permet, les échéances ne devant pas dépasser 40% de ses revenus. Le prêt est remboursable sur deux ans, avec un différé possible de six mois, pour un plafond de 5 000 dinars par personne physique. Chaque banque consacre 8% de ses bénéfices nets 2025 à ce mécanisme, ce qui explique les disparités de montants disponibles selon les établissements.

Dans la même veine, le professeur de droit bancaire a également indiqué que la banque dispose d'un délai légal de 10 jours pour traiter chaque demande, les plateformes numériques permettant de classer les dossiers par ordre d'arrivée et de garantir la transparence du traitement. En cas de refus, le demandeur doit être informé des motifs. Les titulaires de comptes postaux ne sont pour l'instant pas éligibles, la Poste tunisienne n'étant pas habilitée à octroyer ce type de crédit.

L'expert a conclu que ce prêt, disponible dans l'ensemble des banques tunisiennes y compris islamiques, n'est pas incompatible avec les principes de la finance islamique, l'absence d'intérêts constituant un critère conforme à cette approche.

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