
Les augmentations salariales prévues pour les agents de la fonction publique tunisienne en 2026 se précisent davantage, à la lumière des nouvelles dispositions réglementaires. Le décret n°63 de 2026 fixe en effet les modalités concrètes de cette revalorisation, en introduisant des hausses à travers un ensemble de primes spécifiques.
Dans le détail, ces augmentations passent par le relèvement de plusieurs indemnités couvrant un large éventail de secteurs. Sont notamment concernées les primes de gestion et d’exécution, ainsi que des primes sectorielles dans des domaines comme la culture, l’éducation, l’enseignement supérieur et l’intérieur. Le texte prévoit également des hausses pour des spécialités techniques et professionnelles, notamment dans les domaines de l’ingénierie, de l’architecture et de l’informatique.
Le dispositif englobe aussi des secteurs jugés sensibles, tels que la santé incluant médecins, dentistes, pharmaciens et vétérinaires, les structures de contrôle, la recherche scientifique et l’encadrement universitaire. Les agents des affaires sociales, de l’inspection et de l’emploi figurent également parmi les bénéficiaires, traduisant une volonté d’élargir la revalorisation à la majorité des corps de la fonction publique.
Sur le plan des montants, le décret établit une grille claire selon les catégories professionnelles. Les agents classés A1 et A2 bénéficieront d’une augmentation mensuelle de 120 dinars à partir du 1er janvier 2026. Pour les catégories A3 et B, la hausse varie entre 100 et 105 dinars, tandis que les autres catégories percevront environ 90 dinars. Dans certains cas, ces augmentations seront appliquées de manière progressive jusqu’en 2027 et 2028.
Le texte introduit également des règles d’application, notamment l’impossibilité de cumuler certaines primes, comme celles de gestion et d’exécution avec d’autres indemnités liées à la performance. Il précise en outre que ces augmentations seront prises en compte dans le calcul des pensions de retraite, conformément à la législation en vigueur.
Malgré ces précisions, ces revalorisations restent jugées limitées par rapport aux attentes, dans un contexte marqué par une hausse continue du coût de la vie. Le dossier des salaires dans la fonction publique demeure ainsi au cœur des enjeux sociaux, entre nécessité d’améliorer le pouvoir d’achat et contraintes budgétaires de l’État.
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