
Noureddine Daoudi, PDG de Sonatrach, a dévoilé le plan stratégique 2026-2030 du groupe, doté de 60 milliards USD. Environ 75 % de l’enveloppe (38,3 milliards d’euros) seront consacrés à l’exploration et à la production, dont 26 % en partenariat international. Le programme prévoit le forage de 500 puits d’exploration, 950 puits de développement et 6 300 interventions sur des puits existants, ainsi qu’une vaste campagne sismique couvrant 66 % du domaine minier national. Objectif : sécuriser et renouveler les réserves pour répondre à la demande intérieure et préserver les parts de marché à l’export.
La pétrochimie constitue le deuxième pilier du plan, avec plus de 6 milliards d’euros (13 % du budget de développement) dédiés à la transformation locale afin de réduire les importations et accroître la valeur ajoutée. Parmi les projets structurants figurent le complexe MTBE d’Arzew (mise en service à partir de juin 2026), une unité de polypropylène à Arzew et une usine de LAB à Skikda.
Le groupe accélère également sa transition énergétique : réduction des émissions de méthane, fin du torchage de routine d’ici 2030, déploiement de centrales photovoltaïques et premiers projets pilotes d’hydrogène vert.
Ce plan intervient dans un contexte de repli des recettes, attendues à 37,6 milliards d’euros en 2025 contre 51 milliards en 2022, sous l’effet de la baisse des cours. Toujours pilier de l’économie nationale — plus de 90 % des recettes en devises — Sonatrach évolue aussi dans un environnement stratégique clé vis-à-vis de l’Europe, où l’Algérie fournit près d’un cinquième des importations de gaz par gazoduc.
À l’horizon 2030, le groupe vise un modèle plus intégré, combinant sécurité énergétique, montée en gamme industrielle et adaptation aux contraintes climatiques.
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