Tension au Moyen-Orient : le pétrole reste proche de ses plus hauts de cinq mois

Les cours du pétrole ont maintenu leur orientation autour d'un sommet de cinq mois ce mardi matin, alors que les intervenants de marché évaluent les risques de nouvelles attaques iraniennes dans le détroit d'Hormuz, dans un contexte de flux de brut relativement soutenus en provenance du Golfe.
 
Les contrats à terme sur le Brent, référence internationale, s'échangeaient aux alentours de 110 dollars le baril avant l'ouverture des marchés européens, tandis que le baril de WTI américain pour livraison le mois prochain se négociait au-dessus des 104 dollars.
 
Selon les analystes matières premières d'ING, le maintien de ces niveaux de prix élevés en dépit de flux importants traduit l'intégration par le marché d'une prime de risque substantielle face à la volatilité de la situation, sans signal d'apaisement à ce stade.
 
Ces derniers soulignent également que le niveau record des taux de fret maritime alourdit les coûts d'acheminement. Si les États-Unis envisagent d'autoriser la vente de pétroliers sous sanction afin de les réintégrer sur le marché officiel, d'accroître les capacités de transport et d'alléger les coûts de livraison, l'impact réel et le délai de mise en œuvre de cette mesure sur le rééquilibrage des cours demeurent incertains.
 
Parallèlement, les prix du GNL au comptant en Asie ont atteint lundi 30,4 dollars par million de BTU, leur plus haut niveau depuis décembre 2022, selon des informations de Bloomberg citant des opérateurs. Cette hausse intervient alors que l'organisme UK Maritime Trade Operations a signalé qu'un méthanier avait été cible de tirs en provenance d'une embarcation légère au large du Yémen samedi, accentuant les inquiétudes quant à la sécurité des flux énergétiques dans la région.

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