Banques du Golfe : un risque de fuite de dépôts de 307 milliards de dollars en cas de guerre prolongée selon Standard & Poor’s

L’agence de notation S&P Global avertit que les banques des pays du Golfe pourraient faire face à une fuite de dépôts pouvant atteindre 307 milliards de dollars si la guerre au Moyen-Orient se prolonge ou s’intensifie.

Pour l’instant, aucun retrait massif n’a été observé, mais une aggravation du conflit pourrait pousser les investisseurs et les déposants à transférer leurs fonds vers des établissements jugés plus sûrs.

Malgré ce risque, S&P estime que la situation reste gérable : les banques disposent d’importantes réserves de liquidités (environ 312 milliards de dollars) et pourraient mobiliser davantage de fonds en vendant des actifs.

Cependant, certains systèmes bancaires sont plus vulnérables, notamment à Bahreïn, et plusieurs secteurs économiques comme le tourisme, le transport et l’immobilier pourraient subir une hausse des défauts de paiement. Dans un scénario de crise sévère, les pertes sur prêts pourraient atteindre 37 milliards de dollars.

Il est à préciser que même si les banques du Golfe restent solides pour l’instant, une guerre prolongée pourrait fragiliser leur financement et augmenter les risques pour l’ensemble de l’économie régionale.

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