
Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit la création de 32 557 postes dans les différents ministères et secteurs publics. Ce programme de recrutement comprend également des mesures de régularisation de situations professionnelles, notamment celle des ouvriers des chantiers âgés de plus de 45 ans, selon le projet de budget de l’État pour 2027.
Les dépenses de personnel devraient atteindre 27,349 milliards de dinars en 2027, contre 25,267 milliards de dinars estimés pour 2026, soit une augmentation de 2,082 milliards de dinars ou de 8,2 %. Cette évolution tient compte des nouveaux recrutements, des régularisations professionnelles ainsi que des augmentations salariales prévues dans le secteur public pour la période 2026-2028.
L’éducation et la santé parmi les principaux bénéficiaires
Le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur arrive en tête des recrutements programmés, avec un total de 7 388 postes. Le ministère de l’Intérieur bénéficiera de 4 736 postes, suivi du secteur de la santé avec 4 000 postes et du ministère de la Défense nationale avec 3 704 postes.
Le programme prévoit également 5 663 postes destinés à la régularisation de la situation professionnelle d’un nouveau groupe d’ouvriers des chantiers âgés de plus de 45 ans.
Dans les autres secteurs, 1 300 postes sont prévus pour l’agriculture et les ressources hydrauliques, contre 1 277 pour la justice et 1 028 pour les finances. Les secteurs de la jeunesse, des sports et de la culture bénéficieront également de nouvelles affectations. Par ailleurs, 740 postes sont réservés à la régularisation de la situation des titulaires d’un doctorat au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Une masse salariale représentant 13,7 % du PIB
Malgré la hausse des dépenses de personnel en valeur absolue, leur poids dans le produit intérieur brut devrait se maintenir à 13,7 % en 2027, contre 13,6 % en 2025 et 13,7 % en 2026, selon les prévisions budgétaires.
La masse salariale représenterait ainsi 39,7 % des dépenses du budget de l’État, hors remboursement du principal de la dette.
Cette progression reflète notamment les besoins de renforcement des effectifs dans les services publics, mais aussi l’incidence des revalorisations salariales et des différentes mesures de régularisation. Les recrutements annoncés restent toutefois tributaires de l’adoption du budget et de la mise en œuvre effective des mesures prévues.








































