
Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit une enveloppe de 11,846 milliards de dinars pour les dépenses de subvention, répartie entre les hydrocarbures, les produits de base et le transport, à hauteur respectivement de 59,8 %, 34,1 % et 6,1 % du montant total.
À fin août 2026, les dépenses de subvention avaient atteint 4,496 milliards de dinars, en hausse de 6 % par rapport à la même période de 2025, soit un taux d’exécution d’environ 46 % des crédits annuels prévus.
Les subventions aux hydrocarbures et à l’électricité devraient mobiliser environ 7,090 milliards de dinars en 2027, dont 3,676 milliards de dinars destinés à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et 3,414 milliards de dinars à la Société tunisienne des industries de raffinage (STIR).
Ces prévisions reposent notamment sur un prix moyen du baril de Brent fixé à 80 dollars, contre 63,3 dollars retenus dans les hypothèses du budget 2026. Elles tiennent également compte d’une hausse de 2 % de la consommation nationale de produits pétroliers et d’électricité, ainsi que du règlement partiel des dettes antérieures de la STIR et de la STEG, à hauteur respectivement de 320 et 500 millions de dinars.
Le projet budgétaire prévoit la poursuite des mesures destinées à améliorer les performances de ces deux entreprises publiques, à réduire leurs coûts de production et à accélérer les investissements dans les énergies renouvelables. L’objectif est de diversifier le mix énergétique, d’accroître les capacités de production et de limiter les tensions sur le réseau électrique.
Le taux moyen de subvention des produits concernés devrait avoisiner 29 % de leur coût. Pour les bouteilles de gaz domestique, ce taux atteindrait 75 %, avec un coût estimé à 35 dinars par bouteille, contre un prix de vente au public de 8,8 dinars.
De leur côté, les subventions aux produits de base devraient s’élever à 4,036 milliards de dinars en 2027. Cette enveloppe vise à préserver l’accès des ménages aux produits essentiels, tout en renforçant les contrôles économiques et en luttant contre la contrebande, la spéculation et l’utilisation abusive des produits subventionnés. Le projet prévoit également de renforcer le recours aux outils numériques pour le suivi de la distribution et de soutenir la production agricole nationale afin de réduire la dépendance aux importations et de consolider la sécurité alimentaire.
Les subventions aux produits de base représenteraient ainsi 34,1 % de l’ensemble des dépenses de subvention et environ 2 % du produit intérieur brut en 2027, contre respectivement 41,7 % et 2,2 % prévus en 2026.
Enfin, le secteur du transport devrait bénéficier de 720 millions de dinars, contre 700 millions de dinars attendus en 2026. Ces crédits sont destinés notamment à soutenir le transport scolaire et universitaire, les services proposés à tarifs réduits ainsi que la gratuité accordée à certaines catégories de bénéficiaires.
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