
La Tunisie occupe le 105e rang mondial sur 146 économies dans le Global Attractiveness Index 2026, publié par The European House–Ambrosetti. Avec un score de 22,8 points, elle se classe derrière le Maroc (84e), l’Algérie (85e) et l’Égypte (88e) parmi les principales économies méditerranéennes comparables couvertes par l’indice.
Le classement tunisien s’est certes amélioré de 12 places par rapport à 2025, mais le pays demeure dans la catégorie d’attractivité moyenne-faible. Cette classification traduit un environnement qui reste relativement peu favorable à l’attraction et à la rétention des entreprises, des capitaux, des compétences et des activités économiques.
L’indice adopte une approche plus large que la seule mesure des investissements étrangers. Il évalue la capacité des économies à attirer et à conserver les différents facteurs de production et d’activité, à travers quatre grands piliers : l’ouverture, l’innovation, l’efficacité et les ressources. L’évaluation prend également en compte le dynamisme économique, la durabilité, les perspectives de croissance ainsi que l’exposition aux conflits.
Plusieurs atouts continuent toutefois de jouer en faveur de la Tunisie. Sa position géographique en Méditerranée, sa proximité avec l’Europe, son capital humain relativement qualifié, son industrie tournée vers l’exportation et son potentiel touristique constituent des facteurs susceptibles de soutenir son attractivité.
Le principal enjeu réside dans la capacité à transformer ces avantages structurels en résultats économiques plus importants. La faiblesse de la croissance, les incertitudes liées à l’environnement réglementaire, les difficultés d’accès au financement et le poids de l’administration figurent parmi les facteurs qui limitent cette dynamique.
Source: Tema





































