
Le stock total de la dette de l’État a poursuivi sa progression en 2025, mais à un rythme plus modéré. Il s’est établi à 141,7 milliards de dinars, contre 135,6 milliards de dinars à la fin de 2024, soit une hausse annuelle de 4,4 %, après une augmentation de 7,1 % en 2024 et une croissance moyenne de 10,2 % par an sur la période 2020-2024, selon le dernier numéro dre Tema.
À ce niveau, la dette publique représente 83,3 % du PIB, en légère baisse par rapport au pic de 84,9 % enregistré en 2024. À titre de comparaison, ce ratio ne dépassait pas 38,8 % en 2010, illustrant la forte montée de l’endettement au cours des dernières années.
Ce recul relatif du poids de la dette dans l’économie s’explique principalement par la diminution de la dette extérieure, qui a reculé pour la deuxième année consécutive (-11,3 % en glissement annuel). En 2025, elle ne représente plus que 39,2 % de l’endettement total, contre un pic de 73,2 % atteint en 2018.
À l’inverse, la dette intérieure devient désormais majoritaire, atteignant 60,8 % du stock total. L’État s’appuie ainsi davantage sur les banques locales, ainsi que sur les emprunts nationaux, pour financer ses besoins.
Malgré un léger repli par rapport au niveau record de 2024, le service de la dette continue de peser lourdement sur les finances publiques. En 2025, les remboursements ont représenté environ 14,4 % du PIB et ont absorbé plus de la moitié des recettes fiscales de l’année.
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