
Selon les données de l’Organisation internationale du travail (OIT), le taux de chômage en Tunisie s’établirait à 15,1 %. Ce niveau est légèrement inférieur à celui publié par l’Institut national de la statistique (INS), qui fait état d’un taux de 15,2 % à la fin de l’année 2025, avec une moyenne de 15,4 % sur l’ensemble des quatre trimestres. Un an plus tôt, ce taux atteignait 16,5 % en fin d’année et 16,1 % en moyenne annuelle. Malgré ce recul, le chômage n’est jamais repassé sous la barre des 15 % depuis sa révision en 2011, année où il avait atteint un pic historique de 18,6 %.
À l’échelle régionale, et selon les données de l’OIT, la Tunisie affiche l’un des taux de chômage les plus élevés d’Afrique du Nord, à l’exception de la Libye, un pays marqué par une profonde crise politique et institutionnelle, selon TEMA.
En tenant compte de cette exception, la Tunisie présente également le taux de chômage le plus élevé parmi les pays du littoral méditerranéen. Cette situation contribue en partie à expliquer les flux migratoires des pays de la rive sud vers ceux de la rive nord de la Méditerranée, le chômage élevé constituant l’un des principaux facteurs de départ.
Le cas de l’Égypte fait figure d’exception dans la région. Ce niveau relativement plus faible s’explique en grande partie par l’importance du secteur informel, où de nombreux emplois ne sont pas comptabilisés ou sont enregistrés comme « activité », ce qui réduit mécaniquement le taux de chômage officiel. D’autres facteurs entrent également en jeu, notamment les réformes économiques engagées ces dernières années, la création d’entreprises et l’augmentation des investissements directs étrangers.






































