
La consommation de produits énergétiques en Tunisie dépend désormais, pour près des deux tiers, de sources d’approvisionnement extérieures. En moins de vingt ans, un pays qui était presque autosuffisant sur le plan énergétique est devenu fortement tributaire des importations de pétrole notamment d’Azerbaïdjan, de Russie et des Émirats ainsi que du gaz algérien. Cette dépendance pourrait encore s’accentuer entre 2026 et 2027 si les tendances actuelles, marquées par le recul des ressources nationales et la hausse de la demande, se maintiennent, précise le dernier numéro de Tema.
En 2025, la production nationale d’énergie a enregistré une baisse marquée pour la quatrième année consécutive, reculant de 9,9 % en glissement annuel. À l’inverse, la consommation totale du pays poursuit sa progression, avec une hausse de 6,6 %. La demande de gaz naturel, en particulier, a fortement augmenté (+9,8 %), alors même que sa production nationale a reculé de 8,4 %.
Hormis l’électricité produite à partir des énergies renouvelables qui ne représente encore qu’une part très limitée des ressources énergétiques nationales (2,8 %) l’ensemble des autres sources d’énergie a enregistré un net repli en 2025. La production de gaz naturel, notamment, est en baisse continue pour la quatrième année consécutive.
Dans le même temps, la demande énergétique continue de croître. La consommation accrue de gaz naturel illustre cet écart grandissant entre production et besoins. Quant à l’électricité primaire produite localement, elle n’a couvert qu’environ 1 % de la demande totale du pays.








































