
Lors de sa participation à l’émission Expresso, ce jeudi 19 février 2026, sur les ondes de radio Express FM, Sadok Besbes, président du groupement professionnel des énergies renouvelables au sein de la CONECT, a indiqué que la production d’électricité issue des énergies renouvelables en Tunisie s’articule autour de trois régimes distincts.
A ce titre, il a précisé que le premier régime concerne l’autoproduction. Ce modèle connaît une progression significative, portée par l’intérêt croissant des industriels, des particuliers et des commerçants pour l’installation de panneaux solaires afin de couvrir leurs propres besoins énergétiques.
Le deuxième régime repose, pour sa part, sur le système des concessions. Dans ce cadre, le Ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a enregistré des avancées notables, notamment à travers la conclusion d’accords relatifs à plusieurs projets inscrits dans la première phase du programme national de production d’électricité à partir des énergies renouvelables.
Le troisième régime, quant à lui, est celui des autorisations, qui permet la vente intégrale de l’électricité produite à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Selon l’invité d’Expresso, ce dispositif offre des opportunités à de nombreux investisseurs tunisiens souhaitant développer des projets de production d’électricité répartis sur différentes régions du pays.
Dans le même registre, Sadok Besbes a souligné que cette orientation pourrait contribuer à réduire le coût de production de l’électricité pour la STEG, laquelle serait en mesure d’acheter le kilowattheure à 217 millimes, un tarif jugé compétitif comparé à la production à base de gaz, tout en bénéficiant d’un rendement élevé des installations renouvelables.
Poursuivant dans le même propos, le président du groupement professionnel des énergies renouvelables a également fait état d’un intérêt soutenu de la part d’investisseurs tunisiens, y compris ceux établis à l’étranger. Il a toutefois reconnu la persistance de plusieurs contraintes, notamment les difficultés d’accès au financement, la durée des études techniques, la complexité des procédures de raccordement au réseau électrique ainsi que la hausse des prix des panneaux solaires à l’échelle internationale.
Pour conclure, Sadok Besbes a révélé que le taux d’avancement des investissements liés aux 187 projets autorisés ne dépasse pas 25 %, un niveau qu’il considère insuffisant, tout en mentionnant les engagements pris par la STEG et le ministère de l’Industrie pour accélérer la mise en œuvre de ces projets.
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