<em>L'AGO de la Banque du Sud

Tout au long de l'année 99, la Banque du Sud a cherché à consolider son
positionnement sur le secteur préservant son statut de banque de taille
moyenne et cela malgré une dégradation significative des spreads.

Tout l'effort fourni s'est fait au prix d'une restructuration du portefeuille de
crédits de la banque dont la politique délibérée est de réduire la durée
moyenne en vue d'une meilleure adéquation entre les emplois et les
ressources

.

A travers une action d'élargissement de l'offre des crédits
courts, ces derniers ont propulsé les créances totales à 0,948 MD soit une
hausse annuelle de 26% ce qui lui a valu par ailleurs une croissance plus
réduite des intérêts perçus passant de 21% à 7,6% sous le poids de la
contraction du TMM.

Toutefois, le Produit Net Bancaire (PNB) s'est élevé de
13,2% conforté par une amélioration remarquable des activités génératrices
de commissions traduisant par-là une orientation de la banque vers les
niches à haute valeur ajoutée.

Une diversification des produits est opérée en ce sens orientée vers les cibles privilégiées de la banque qui sont les particuliers et les PME. Parallèlement, l'accent a été mis sur la politique
de sélection et sur le bien-fondé d'une décentralisation vers les agences
ce qui s'est traduit par des frais substantiels de développement et de
formation et de modernisation.

Le coefficient d'exploitation de la banque s'est stabilisé autour de 45%. En dépit d'une augmentation de la dotation aux provisions, de meilleurs efforts de recouvrement matérialisés par une
croissance élevée des reprises de provisions ont fait baisser le ratio des
provisions nettes à 1,5% des créances brutes.

Le résultat d'exploitation et le résultat net ont résisté à ces efforts en progressant de 13,6% et 13,9%
respectivement. Toutefois le risque pondéré de l'actif n'a pas pu être
apprécié en l'absence d'une information à cet égard.

Reste enfin que la banque a pu malgré une conjoncture peu favorable s'accréditer une
amélioration de sa rentabilité moyenne des fonds propres qui progresse à
9,22%. En accord commun avec les actionnaires, le dividende est porté de
nouveau à 0,500 DT offrant un rendement marché de 5,98% couronnant le bon
parcours boursier réalisé l'année précédente avec une performance de 20,9%
contre 17,5% pour le secteur.