Verizon et Ericsson misent sur l’intelligence artificielle pour automatiser les réseaux mobiles

L’opérateur américain Verizon et l’équipementier suédois Ericsson ont annoncé, le 3 novembre 2026, un renforcement de leur collaboration visant à intégrer l’intelligence artificielle (IA) dans l’automatisation des réseaux d’accès radio (RAN). Cette initiative s’inscrit dans leur stratégie de développement de réseaux mobiles autonomes et de préparation à la prochaine génération de télécommunications, la 6G.

Dans le cadre de ce partenariat, les deux groupes prévoient le déploiement à l’échelle nationale de l’Ericsson Intelligent Controller (EIC), une plateforme destinée à piloter et automatiser les opérations des réseaux. Elle permettra notamment d’intégrer des applications intelligentes, appelées rApps, développées aussi bien par Ericsson que par Verizon.

L’objectif est d'améliorer les performances des infrastructures mobiles, d'optimiser la gestion du trafic et de renforcer l’efficacité opérationnelle grâce à des capacités d’analyse et d’automatisation fondées sur l’IA.

Verizon prévoit de déployer cette plateforme sur l’ensemble de son réseau américain dès 2026. L’opérateur compte également tester et introduire plusieurs nouvelles applications, notamment Cell Anomaly Detector, Root Cause Explainer et Anomaly General Optimizer. Ces solutions doivent permettre de détecter les anomalies du réseau, d’identifier plus rapidement leurs causes et d’optimiser automatiquement les performances.

Les premiers essais réalisés en conditions réelles ont déjà mis en évidence des gains en matière de capacité et de débit. L’utilisation de l’application Advanced Antenna System (AAS) Cell Shaper, basée sur l’optimisation intelligente des antennes, a permis d’améliorer le débit descendant jusqu’à 8,9% et le débit montant jusqu’à 8%, selon les deux entreprises.

Au-delà de l’amélioration des performances immédiates, ce partenariat constitue une nouvelle étape vers des réseaux de télécommunications de plus en plus autonomes. Verizon ambitionne ainsi de progresser vers le niveau 4 d’autonomie des réseaux (L4), caractérisé par une capacité accrue à surveiller, analyser et optimiser les infrastructures avec une intervention humaine limitée.

Cette évolution devrait jouer un rôle important dans la préparation des infrastructures à la 6G, où l’intelligence artificielle et l’automatisation sont appelées à occuper une place centrale dans la gestion des réseaux.

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