
L'analyste financier Moez Hadidane a expliqué que les dépenses de l'État au premier semestre restent généralement inférieures à 50% des crédits budgétaires programmés, une grande partie des charges, notamment les subventions, étant reportée en fin d'année. Intervenant dans l'émission “Le Club ECO” sur radio Express FM, il a précisé que l'exécution budgétaire s'accélère habituellement au second semestre, avec le règlement des arriérés de subventions et d'autres dépenses liées aux entreprises publiques, telles que l'Office national des céréales et la STEG.
Dans le même registre, Moez Hadidane a souligné que les subventions aux hydrocarbures, inscrites à 5 milliards de dinars dans la loi de finances initiale 2026, pourraient presque doubler pour atteindre 9,8 milliards de dinars si le baril se maintient autour de 100 dollars jusqu'à la fin de l'année. L'État devrait alors mobiliser au moins 4 milliards de dinars supplémentaires pour couvrir ces charges. L'analyste financier a par ailleurs recommandé de bâtir les prévisions budgétaires 2027 sur une hypothèse prudente, avec un baril compris entre 90 et 100 dollars, plutôt qu'entre 75 et 80 dollars.
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