
L'administration américaine hausse à nouveau le ton sur le terrain du commerce international. Le Représentant au commerce (USTR), Jamieson Greer, a proposé mardi de taxer les importations en provenance de 60 économies, incluant la Chine, l'Union européenne, le Japon, l'Inde et le Mexique. Le motif invoqué par Washington est une lutte jugée insuffisante contre les biens issus du travail forcé.
Cette offensive s'appuie sur une loi commerciale de 1974, réactivée après des enquêtes lancées en mars par l'administration Trump. L'objectif est de trouver une voie légale pour rétablir les surtaxes douanières qui avaient été annulées en février dernier par la Cour suprême.
Le projet, encore non définitif, prévoit une surtaxe de 12,5 % ciblant environ 45 pays totalement dépourvus d'interdiction sur le travail forcé. En revanche, une taxe réduite à 10 % est envisagée pour les économies disposant d'une législation mais jugées défaillantes dans son application, comme l'UE, le Canada, le Mexique, l'Équateur, l'Indonésie et le Pakistan, ou au cadre partiel comme le Royaume-Uni. Ce taux de 10 % s'appliquera également aux pays sans interdiction suffisante mais engagés à l'instaurer et bénéficiant d'un accord de réciprocité avec les États-Unis, à l'instar de l'Argentine, de Taïwan ou du Cambodge.
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