
Une étude récente publiée par le Capgemini Research Institute révèle que la population mondiale des millionnaires et la valeur de leur patrimoine ont franchi de nouveaux sommets en 2025. Cette dynamique sans précédent s'explique principalement par la bonne santé des places boursières et l'apaisement des pressions inflationnistes. D'après le World Wealth Report 2026, la fortune globale de ces 25,3 millions de particuliers fortunés s'élève désormais à 98 300 milliards de dollars.
Pour figurer dans cette catégorie, le cabinet de conseil cible les personnes détenant au moins un million de dollars d'actifs qu'il est possible d'investir, ce qui exclut la valeur de leur résidence principale. Sur une seule année, ce groupe a grandi de 7,9 %, accueillant près de 2 millions de nouveaux membres par rapport à 2024 pour se fixer à 25,3 millions d'individus. Parallèlement, leurs actifs cumulés ont bondi de 8,7 % pour atteindre le record de 98 300 milliards de dollars, signant ainsi la progression annuelle la plus spectaculaire enregistrée depuis l'année 2018.
La catégorie des ultra-fortunés se distingue par une vitalité encore plus impressionnante, s'imposant pour la deuxième année d'affilée comme le segment à l'expansion la plus véloce, avec un bond de 9,4 % en un an pour regrouper environ 250 000 personnes à l'échelle planétaire. Leurs avoirs financiers ont suivi une trajectoire similaire en grimpant de 9,7 %, une cadence qui dépasse largement celle de l'ensemble des millionnaires.
L'analyse de Capgemini met en lumière le rôle prédominant des marchés bourses, largement dopés par l'effervescence autour de l'intelligence artificielle, comme vecteur principal de cet enrichissement dans la quasi-totalité des grandes zones géographiques étudiées. Par ailleurs, la détention de cette fortune reste extrêmement élitiste puisque seulement 1 % de ces personnes concentrent 34,8 % de la richesse globale de ce groupe.
L'année 2025 a été particulièrement faste pour la bourse américaine, portée par l'engouement technologique, la solidité financière des entreprises et la perspective d'un assouplissement de la politique monétaire de la banque centrale américaine, parvenant à surmonter l'introduction de nouvelles taxes douanières. Les indices phares de Wall Street ont ainsi affiché de solides performances annuelles, le S&P 500 progressant de 16,39 %, le Nasdaq de 20,36 % et le Dow Jones de 12,97 %. Du côté de l'Europe, l'intérêt des investisseurs s'est focalisé sur l'industrie de la défense et les technologies de pointe comme l'informatique quantique et les puces électroniques, sans oublier l'effet stimulant du plan de relance public en Allemagne. En conséquence, les indices boursiers européens ont bouclé l'année sur de fortes hausses, Francfort s'adjugeant environ 23 %, Milan 31,5 %, Londres 21,5 % et Paris 10,4 %.
La zone Asie-Pacifique a été le principal moteur de cette croissance démographique chez les riches, portée par le boom du secteur des semi-conducteurs. Au sein de cette région, le Japon et la Chine dominent le classement en enregistrant des hausses respectives de 436 000 et 154 000 nouveaux millionnaires. Le continent nord-américain se porte bien également avec une augmentation de 9,1 %. Les États-Unis comptent désormais 8,7 millions de millionnaires, grâce à l'arrivée de 736 000 nouvelles personnes dans cette tranche. Le Canada affiche quant à lui une hausse plus modeste de 6,7 %, ce qui représente l'apport d'environ 30 000 nouveaux riches.
Après une période de repli constatée en 2024, le continent européen a orchestré un redressement spectaculaire en 2025, matérialisé par une augmentation de 6,5 % du nombre de ses millionnaires. Le Luxembourg se positionne au sommet du classement européen avec un bond de 13,5 %, suivi par l'Allemagne qui affiche une progression de 11,1 %. La France enregistre une performance plus en retrait avec une croissance limitée à 2,7 %. Concernant les autres régions du globe, l'Afrique s'en sort avec une hausse de 4,1 %, alors que l'Amérique latine ferme la marche avec une progression minime de 0,3 %. Ce ralentissement notable en Amérique du Sud s'explique par le climat d'instabilité commerciale qui a freiné le développement des grandes fortunes, malgré un léger sursaut des investissements locaux.
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