
En marge de l'Orange Business Forum, Dorsaf Bejaoui, directrice générale de Sofrecom Tunisie, a présenté une filiale intégrée du groupe Orange forte de 60 ans d'existence et de plus de 1 500 ingénieurs. Elle la décrit comme un dispositif technologique d'excellence, qui accompagne les opérateurs télécoms de la région MEA dans leurs transformations en matière de systèmes d'information, de digital et d'intelligence artificielle.
Engagée elle-même dans sa transformation digitale depuis plus de deux ans, l'entreprise propose aujourd'hui la même démarche à ses clients, avec à la clé des gains de productivité grâce à des outils d'IA. Elle y ajoute de l'innovation, à travers des solutions fondées sur des agents autonomes qui communiquent entre eux, sur des plateformes sécurisées et supervisées pour éviter les dérapages.
Pour Dorsaf Bejaoui, la vraie question est de savoir si les entreprises sont capables d'intégrer l'IA dans leurs processus. Cette technologie ne doit pas être un effet de mode, mais répondre à un besoin que d'autres outils, comme le machine learning ou l'automatisation, ne peuvent pas satisfaire. Il faut aussi s'assurer que l'infrastructure, notamment sur le plan de la sécurité, est adaptée.
Côté production, Sofrecom a déployé plus de 800 licences GitHub Copilot pour le développement logiciel. Tous les ingénieurs ont été formés à son usage afin d'en tirer le meilleur et d'optimiser la consommation de tokens, car l'IA coûte cher. Reste l'enjeu du passage du POC (preuve de concept) à l'échelle : selon une étude du cabinet Deloitte, seules 30 % des entreprises y parviennent. Cela suppose de bien calculer la valeur attendue, rôle que remplit le « value office », une instance de la gouvernance IA chargée de mesurer la valeur que l'on peut capter en généralisant un projet.
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