
Les dernières données du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie confirment la détérioration du bilan énergétique de la Tunisie. À fin mai 2026, les ressources d’énergie primaire ont reculé de 10,3 % sur un an, à 1 016 ktep-pci, sous l’effet de la baisse de la production de pétrole brut (-7,2 %) et surtout de gaz naturel (-18,2 %), aggravée par le recul de 52,4 % de la redevance sur le gaz algérien, selon le dernier numéro de TEMA.
À l’inverse, la demande d’énergie poursuit sa progression. Elle a atteint 3 843 ktep-pci, en hausse de 3,9 % par rapport à la même période de 2025, portée principalement par une augmentation de 6,8 % de la consommation de produits pétroliers. La demande de gaz naturel, quant à elle, est restée quasiment stable.
Seule note positive, la production d’électricité issue des énergies renouvelables a progressé de 50 %, passant de 38 à 57 ktep. Toutefois, cette hausse reste insuffisante pour compenser le recul des énergies fossiles.
Conséquence, le déficit énergétique s’est aggravé de 10,2 % sur un an, atteignant -2 827 ktep-pci à fin mai 2026. Le taux de dépendance énergétique s’établit désormais à 66 %, ce qui signifie que près de deux tiers des besoins du pays sont couverts par les importations. Une situation qui accentue la vulnérabilité de la Tunisie aux fluctuations des marchés internationaux et pèse davantage sur ses équilibres extérieurs.
Source: Tema
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