
L'analyste financier Moez Hadidane a affirmé, au micro de radio Express FM, que les entreprises tunisiennes restent réticentes à recourir au marché alternatif des marchés boursiers pour lever des capitaux, en raison des restrictions strictes imposées par l'Autorité des marchés financiers. Selon lui, les entreprises en quête de financement peuvent certes solliciter les banques, mais se heurtent souvent aux critères de précaution rigoureux appliqués par ces établissements. Le recours au capital-risque constituerait une alternative pour certaines sociétés cherchant à renforcer leurs fonds propres, mais ce secteur demeure encore peu développé en Tunisie.
Face à ces obstacles, Moez Hadidane a expliqué que de nombreuses entreprises se voient contraintes de puiser dans leurs propres ressources pour développer ou moderniser leurs équipements, une démarche qui nécessite des liquidités importantes. Dans ce contexte, elles doivent soit rechercher un financement à moyen ou long terme, soit solliciter leurs partenaires pour une augmentation de capital.
De plus, l'analyste financier a également évoqué l'impact de l'inflation sur la compétitivité des entreprises. La hausse des prix pèse directement sur les consommateurs, qui sont aussi des salariés réclamant des augmentations de salaire, une demande que certaines entreprises ne peuvent satisfaire, faute de marge de manœuvre financière.
Sur le plan sectoriel, Moez Hadidane a pointé la concurrence croissante que subissent les industries traditionnelles tunisiennes face aux produits chinois, vendus à des prix nettement inférieurs. Il a précisé que la hausse des coûts de production en Tunisie a réduit les marges bénéficiaires des artisans locaux, dont beaucoup peinent désormais à maintenir leur compétitivité sur le marché domestique.






































