
La Réserve fédérale américaine (Fed) a relevé, mercredi 16 septembre 2026, son taux directeur de 25 points de base, portant sa fourchette cible de 3,5% et 3,75% à 3,75% à 4%. Il s’agit de la première hausse des taux depuis juillet 2023. La décision, adoptée à l’unanimité, intervient alors que l’inflation américaine reste élevée, notamment sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie.
Cette décision vise à ralentir les pressions inflationnistes et à favoriser un retour de l’inflation vers l’objectif de 2% fixé par la Fed. La banque centrale américaine estime parallèlement que l’activité économique continue de progresser à un rythme solide, avec une consommation intérieure résiliente et des investissements encore soutenus.Une hausse du taux directeur se transmet progressivement aux conditions de crédit. Les entreprises et les ménages américains peuvent ainsi faire face à des coûts d'emprunt plus élevés, ce qui peut freiner les investissements, la consommation et le marché immobilier. Les rendements obligataires ont également réagi : le taux américain à dix ans a atteint 5% le 16 septembre, selon les données de la Fed.
Le resserrement monétaire intervient également dans un contexte de forte sensibilité des marchés aux perspectives de taux. À Wall Street, le Dow Jones a reculé de 1,21% lors de la séance suivant la décision, tandis que le S&P 500 a perdu 0,45%.
Des taux américains plus élevés peuvent soutenir le dollar en rendant les placements libellés en dollars plus attractifs. Jeudi 17 septembre, le billet vert atteignait ainsi son niveau le plus élevé depuis sept semaines face à un panier de devises, tandis que les marchés européens ouvraient en hausse.
Pour les économies émergentes, un dollar plus ferme peut accroître le coût du service de la dette libellée en monnaie américaine et exercer des pressions sur les monnaies locales.
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