
Le président de la Commission des finances de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher Ketari, a annoncé son opposition à l’introduction de nouvelles charges fiscales pesant sur les entreprises dans le cadre de la prochaine Loi de finances. Invité au micro de radio Express FM, il a assuré qu’il ferait « le maximum » pour empêcher l’adoption de nouvelles taxes, contributions ou prélèvements conjoncturels visant les entreprises.
Maher Ketari a également critiqué la non-application de certaines dispositions votées par le Parlement. Selon lui, une loi adoptée, promulguée par le président de la République et publiée au Journal officiel doit être appliquée, faute de quoi la crédibilité de la loi et de l’État est fragilisée. Le président de la Commission des finances a par ailleurs évoqué les difficultés liées au suivi de l’exécution du budget 2026, alors que les préparatifs de la Loi de finances 2027 avancent. Il a appelé à une meilleure coordination concernant la réaffectation des crédits budgétaires.
Sur le plan économique, Maher Ketari défend une approche sectorielle à travers des « contrats-programmes » réunissant gouvernement, Parlement, professionnels et représentants des travailleurs. L’objectif serait d’adapter les réformes aux spécificités de chaque activité et de permettre à certains secteurs d’atteindre des taux de croissance supérieurs à 10 %. Selon lui, une hausse de l’activité pourrait à terme augmenter les recettes de l’État, même en cas de réduction initiale de certains prélèvements.
Le député souhaite ainsi que la Commission des finances s’attaque davantage aux causes structurelles des difficultés économiques. Il a notamment cité le cas des entreprises qui assurent elles-mêmes le transport de leurs salariés, estimant qu’elles ne devraient pas supporter de nouvelles charges pour compenser les insuffisances de services publics. Tout en reconnaissant une part de responsabilité du Parlement, Maher Ketari a insisté sur le rôle de l’exécutif dans la préparation et surtout l’application des réformes.
À l’approche des discussions sur la Loi de finances 2027, il confirme donc sa volonté de s’opposer à toute nouvelle charge fiscale qu’il juge injustifiée pour les entreprises.
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